Historical figures
Gabriel Angoulvant
1872–1932 · France
Countries they acted in
Djibouti
India
Ivory Coast
Republic of the Congo
Senegal
Né le 8 février 1872 à Longjumeau, fils d'un tailleur d'habits, Gabriel Angoulvant sortit major de la promotion 1891 de l'École coloniale et étudia le chinois et l'annamite à l'École des langues orientales. Il servit au Tonkin, en Chine, puis en Côte française des Somalis, dont il fut gouverneur par intérim en 1900, au Congo, en Guadeloupe, à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans l'Inde française, dont il devint gouverneur en 1906.
Nommé lieutenant-gouverneur de la Côte d'Ivoire le 25 avril 1908, il rompit avec la pénétration pacifique de son prédécesseur : dans une circulaire du 26 novembre 1908, il voulut « que la civilisation marche à grands pas » et écrivit : « J'ai choisi le second procédé. » Ses colonnes soumirent l'une après l'autre les régions qui résistaient, avec amendes de guerre, désarmement, regroupement de villages et déportation des chefs. En janvier 1910, les Abbey coupèrent la voie ferrée d'Abidjan au Niger ; la révolte et sa répression firent environ mille morts en trois mois, tous africains. Après les massacres de Diapé et de Makoundié, commis en juin 1910 par des troupes placées sous l'autorité militaire, il réclama une sanction contre l'officier responsable de Makoundié tout en écrivant au gouverneur général que les victimes étaient « peu intéressantes ».
Il publia en 1916 La Pacification de la Côte d'Ivoire, 1908-1915, où ces massacres ne figurent pas. Gouverneur général de l'Afrique-Équatoriale française en 1917, il dirigea par intérim l'Afrique-Occidentale française de 1918 à 1919 et y soutint le recrutement de tirailleurs conduit par Blaise Diagne. Élu député de l'Inde française en 1924, il mourut à Paris le 15 octobre 1932. Des boulevards portent son nom à Abidjan et à Grand-Bassam.