Historical figures
Diallo Telli
1925–1977 · Guinea
Countries they acted in
Éthiopie
France
Guinea
Senegal
United States
Boubacar Diallo, dit Diallo Telli, naquit en 1925 à Porédaka, au Fouta-Djalon, fils de l'éleveur Diallo Mody Kindi. Après l'école coranique, l'école de Mamou, l'école primaire supérieure de Conakry et l'école normale William-Ponty, il passa le baccalauréat à Dakar en 1946-1947, étudia le droit à Paris et fut reçu premier en 1951 au concours réservé aux fonctionnaires de l'École nationale de la France d'outre-mer, dont il sortit major en 1953 dans la section magistrature. Substitut du procureur à Thiès en 1954, membre du cabinet du haut-commissaire de l'Afrique-Occidentale française en 1955, il fut élu en avril 1957 secrétaire général du Grand Conseil de l'AOF.
Après le « non » guinéen de 1958, il se mit au service de la Guinée et obtint son admission aux Nations unies le 12 décembre 1958, malgré l'opposition de la France, qui s'abstint. Représentant permanent de la Guinée à l'ONU jusqu'en 1964, ambassadeur aux États-Unis de 1959 à 1961, il présida le comité des Nations unies contre l'apartheid. Au sommet du Caire de juillet 1964, les chefs d'État l'élurent secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine par vingt-trois voix sur trente-trois. Réélu à Alger en 1968, critiqué pour sa gestion et son activisme, il fut remplacé en juin 1972 par le Camerounais Nzo Ekangaki.
Rentré à Conakry, il fut nommé ministre de la Justice le 21 août 1972. Arrêté dans la nuit du 18 au 19 juillet 1976 selon la plupart des témoins, accusé de diriger un « complot peul », il fut torturé au camp Boiro et ses « aveux » furent diffusés en août. Mis à la diète noire, sans eau ni nourriture, le 12 février 1977, il mourut le 1er mars 1977, sans avoir été jugé. Il fut réhabilité après la chute du régime en 1984.