Personnalités historiques
Blaise Compaoré
Burkina Faso
Pays de son parcours
Burkina Faso
Côte d'Ivoire
Officier burkinabè, Blaise Compaoré appartenait avec Thomas Sankara, Henri Zongo et Jean-Baptiste Boukary Lingani au ROC, un groupe secret d'officiers. Le 4 août 1983, il conduisit la garnison de Pô sur Ouagadougou pour libérer Sankara et le porter au pouvoir, et il fut pendant quatre ans le numéro deux de la révolution.
Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara et douze personnes furent tués au Conseil de l'Entente par un commando parti de son domicile, selon ce qu'établit le procès de 2021-2022. Compaoré prit le pouvoir, qualifia la mort de son ami d'« accident », et gouverna le Burkina Faso pendant vingt-sept ans. En septembre 1989, il fit arrêter Lingani et Zongo, qui furent jugés sommairement et exécutés.
Le 31 octobre 2014, une insurrection populaire contre son projet de révision constitutionnelle le contraignit à démissionner, et il partit pour la Côte d'Ivoire. Le 6 avril 2022, le tribunal militaire de Ouagadougou le condamna par contumace, c'est-à-dire en son absence, à la prison à vie pour attentat à la sûreté de l'État et complicité d'assassinat, et l'acquitta du recel de cadavre. La Côte d'Ivoire n'exécuta pas le mandat d'arrêt.
En juillet 2022, revenu brièvement à Ouagadougou, il adressa au peuple burkinabè une lettre demandant pardon, « particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noël Sankara ». La lettre ne reconnaissait aucune responsabilité pénale.
