Historical figures
Barry Diawadou
1917–1969 · Guinea
Countries they acted in
Égypte
Guinea
Barry Diawadou naquit en 1917 à Kolo, dans le cercle de Dabola, dans la famille Soriya, l'une des deux lignées parmi lesquelles le Fouta-Djalon choisissait son almamy avant la conquête ; son père, Almamy Aguibou Barry, fut chef de canton de Dabola jusqu'à l'abolition de la chefferie administrative en 1957. Ancien élève de l'école normale William-Ponty, comptable de l'AOF, il fut élu conseiller général de Dabola en 1946. En juin 1954, il battit Sékou Touré à une élection législative partielle, une victoire contestée, l'administration coloniale étant accusée d'avoir organisé la fraude en sa faveur, et il fonda en 1955 le Bloc africain de Guinée.
En février 1958, avec Ibrahima Barry dit Barry III, il créa la section guinéenne du Parti du regroupement africain, qui accusait le PDG d'exploiter le Fouta-Djalon et réclama l'indépendance immédiate, en appelant à voter non au référendum avant que le PDG ne s'y décide. Dans la nuit du 16 septembre 1958, il se rendit chez Sékou Touré, et le lendemain il signa avec lui la déclaration de l'Hôtel-de-Ville pour l'indépendance immédiate. Compagnon de l'indépendance, il fut ministre de l'Éducation nationale de 1958 à 1961, ministre des Finances de 1961 à 1963, ambassadeur au Caire de 1963 à 1966, puis directeur de l'Imprimerie nationale Patrice-Lumumba. Selon l'ancien ambassadeur André Lewin, il révéla à Sékou Touré, au lendemain de l'indépendance, un projet des services français de soulèvement au Fouta-Djalon.
Accusé d'avoir soutenu le prétendu « complot Kaman-Fodéba », il fut arrêté le 29 mars 1969 ; son père, âgé de soixante-quinze ans, et plusieurs de ses frères le furent peu après. Il fut fusillé le 27 mai 1969. Le 1er novembre 2021, une stèle fut inaugurée au pied du mont Kakoulima, sur sa tombe et sur celles du colonel Kaman Diaby et de Keïta Fodéba, et le 8 octobre 2022, une école primaire de Dixinn, à Conakry, reçut son nom.