Historical figures
Amara Kanté
?–1941 · Guinea
Countries they acted in
Guinea
Amara Kanté était maître coranique à Soumankoï, près de Kankan, dans la région du Baté, en Haute-Guinée. Selon les récits recueillis par l'anthropologue Jean-Loup Amselle auprès des disciples de son fils, sa famille venait de la région de Ségou ; enfant, il fut enlevé lors d'une razzia des troupes de Samory Touré et confié à des marabouts de Soumankoï, chez qui il fit ses études avant d'y ouvrir sa propre école.
Cette école devint réputée pour une méthode qui faisait progresser les élèves plus vite que d'ordinaire. Elle attira des élèves de langue mandingue venus de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, jusqu'à trois cents à son apogée selon un article guinéen de 1992. Ses douze enfants passèrent tous par sa classe.
Il mourut en 1941, et son école ne survécut guère à sa réputation. L'un de ses fils, Souleymane, reprit d'abord ses élèves, partit pour la Côte d'Ivoire en 1942 et inventa en 1949 l'écriture n'ko. Selon le chercheur Christopher Wyrod, le nom de l'alphabet, « je dis », venait de ce que les élèves de toutes origines réunis chez Amara Kanté disaient tous « n'ko ».