Personnalités historiques
Akoua Boni
?–1790 · Côte d'Ivoire
Pays de son parcours
Côte d'Ivoire
Akoua Boni, ou Akwa Boni, succéda à Abla Pokou à la tête des Baoulé au XVIIIᵉ siècle. Maurice Delafosse la donnait en 1900 pour sa nièce, le docteur Lasnet en 1896 pour sa fille. Elle acheva la conquête vers l'ouest en annexant le Yaouré, un pays d'or habité par des Gouro sur la rive droite du Bandama Blanc, et mourut dans le Yaouré vers 1790. Son corps fut ramené à Warèbo, qui prit le nom d'Akoua-Boni-Sakassou, « le cimetière d'Akoua Boni », et devint Sakassou, la ville sainte des Baoulé.
En 2003, l'historien ivoirien Kouamé René Allou lui attribua ce que la mémoire prêtait d'ordinaire à sa devancière : la fondation de Walèbo, une dispersion voulue du peuple à partir du Ndranouan, des villages défensifs et des guerres de conquête. Les dates de son règne varient selon les sources, de 1730-1750 à 1760-1790. Dans le texte publié par Delafosse, elle nommait elle-même deux groupes et appelait Pokou « Mère » ; dans la version recueillie par Claude-Hélène Perrot en 1982, c'était sa fille qu'on jetait au fleuve, et selon une autre variante, elle avait elle-même sacrifié son fils au passage du Bandama.
Le 31 août 2017, Nanan N'Gah Tanou Monique fut intronisée à Sakassou sous le nom de règne de Nanan Akoua Boni II, présentée comme la troisième reine des Baoulé après la fondatrice et Akoua Boni Ire. Elle mourut le 27 juillet 2023.
